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APPEL pour redonner un avenir au Collège

jeudi 7 avril 2011

Développer, au cours d’une scolarité épanouissante, le plaisir d’apprendre et de confronter des idées, permettre l’accès à une culture commune qui aide à grandir, à se construire en tant qu’individus et citoyens libres et épanouis, dotés de jugement et d’esprit critique, sensibles à l’altérité comme au bien commun, qui ouvre sur des poursuites d’études et donne, à tous, les premiers éléments de connaissance du monde professionnel, faire partager un ensemble de valeurs, savoirs et compétences qui permet le « vivre ensemble », sont les missions que la Nation doit assigner au collège.

Mais aujourd’hui, sous l’effet conjugué des suppressions massives d’emplois, des réformes et des prescriptions autoritaires dont les visées leur semblent souvent en décalage avec leur souhait d’assurer la réussite de tous les jeunes et qui dégradent considérablement leurs conditions de travail, les personnels doutent et souffrent de voir leur travail empêché. Ils aspirent à pouvoir mieux exercer leurs métiers.

Nombre d’élèves ne trouvent pas sens à leur présence en classe ou ne disposent pas des « codes » pour comprendre ce que l’on attend d’eux. Trop de jeunes rejettent à travers le collège le symbole d’une société dans laquelle ils doutent de pouvoir trouver une place. Le fossé se creuse alors avec la grande majorité des collégiennes et collégiens qui, avec plus ou moins d’aisance, parviennent à acquérir une formation initiale leur ouvrant la porte du lycée ou d’une première qualification. Dans un système éducatif de plus en plus soumis aux lois de la performance et de la compétitivité, fracture sociale et fracture scolaire, qui souvent se recoupent, débouchent ainsi sur une société de moins en moins solidaire, de plus en plus individualiste et ségréguée.

On mesure déjà les effets néfastes des réformes engagées aujourd’hui autour du socle commun et de son évaluation problématique, de l’autonomie accrue des établissements, de l’abandon de la carte scolaire : dégradation des conditions de travail de tous ; désarroi et souvent colère des personnels devant l’accumulation de tâches ou d’injonctions dont ils ne partagent pas les objectifs et l’augmentation importante de leur charge de travail ; décalage entre les exigences du socle et celles des programmes ; nouvelles hiérarchies entre les disciplines, voire effacement de certaines d’entre elles ; conflits latents engendrés par la mise en concurrence des personnels. Dans les établissements qui relevaient jusqu’ici de l’éducation prioritaire, les difficultés sont accrues : ils sont abandonnés à des dispositifs ou programmes tous plus chiches en moyens les uns que les autres et toujours plus tournés vers le sécuritaire en lieu et place de l’éducatif, vers le dérogatoire au cadre national et la déréglementation tant pour les élèves que pour les personnels...

Aucun élève n’a à gagner de ces orientations, ni ceux qui ont besoin de plus et mieux d’école, ni ceux qui éprouvent le moins de difficultés et qui sont privés de la richesse du « vivre ensemble ». Cette situation est inacceptable parce qu’injuste et inégalitaire, scandaleuse parce que destructrice de l’avenir de nombreux jeunes, absurde parce que fruit de politiques comptables et qui ont de fait tiré un trait sur la réussite de tous.

D’autres choix pourtant sont possibles pour assurer une véritable démocratisation du collège.

Les syndicats SNES, SNEP et snU.pden de la FSU, lancent un appel solennel pour redonner un autre avenir à un collège clairement identifié entre école élémentaire et lycée, structuré par la culture commune dont les contours et l’ossature doivent être mis en débat, matérialisé en établissements de taille raisonnable dans lesquels est systématiquement recherchée la mixité sociale, et dont le financement assure les conditions de travail, d’étude et de vie scolaire nécessaires à la prise en charge et au suivi de tous les collégiens dans leur diversité.Retour ligne automatique
Ils proposent que soient respectés trois principes :
➜ ancrage du collège au second degré dont il est la première étape ;
➜ recherche absolue de la mixité sociale dans tous les établissements ;
➜ garantie à tous d’une poursuite de la scolarisation au-delà du collège dans le cadre de la prolongation de la scolarité obligatoire à 18 ans.

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Appel "collège" FSU
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