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Bilan de formation d’un lauréat concours

Témoignage

jeudi 26 mai 2005, par Webmestre SNUPDEN

Après 20 ans d’enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre en collège, puis en lycée, et de syndicalisme, j’ai choisi comme suite logique de ma carrière de devenir personnel de direction.Retour ligne automatique
Pour tester mon appétence et mes capacités à exercer ce métier, j’ai sollicité un poste de faisant fonction à la rentrée 2001.Retour ligne automatique
J’ai réussi le concours de la session 2002 et ai demandé comme la plupart de mes collègues faisant fonction et lauréats du concours à être maintenue sur le poste que j’occupais l’année précédente. Le principal et la secrétaire quittaient ce collège et il semblait naturel d’assurer une certaine continuité dans le service en me nommant pour 3 ans sur ce poste.Retour ligne automatique
Alors que dans les 2 autres départements de l’académie, cela était possible voire même souhaitable, en Seine et Marne, cela ne pouvait se faire. La raison invoquée était que nous devions occuper notre premier poste 3 ans et que certains d’entre nous auraient pu faire valoir leur droit à mutation au bout de 2 ans seulement, y ajoutant de mauvaise foi l’année de faisant fonction pour faire les 3 ans réglementaires. Donc le jeu des chaises musicales eut lieu.Retour ligne automatique
Plusieurs collègues ont sollicité l’intervention d’un syndicat qui soit n’a pas donné suite soit a admis le bien fondé de cette mesure... Retour ligne automatique
La prise de fonction, l’accueil par le Chef d’Etablissement d’Affectation et par le Tuteur se sont faits sans problème particulier.Retour ligne automatique
Néanmoins, le poste ayant été occupé par des faisant fonction pendant plusieurs années, le principal tout en accueillant avec satisfaction un personnel plus stable, se sentait un peu fatigué d’être formateur pour la 4ème année consécutive.Retour ligne automatique
Par contre, d’autres collègues se retrouvèrent avec des chefs d’établissement nouvellement nommés et dans l’établissement et dans la fonction.Retour ligne automatique
Ces deux remarques posent le problème de la nomination des personnels de direction qui à mon sens devrait être revue avec un souci de plus grande transparence et en veillant à établir au cas par cas des situations satisfaisantes pour les personnels de direction en place ou stagiaires. Retour ligne automatique
Une formation complémentaire plus étoffée que la demi journée de début de stage devrait être mise en place pour les CEA et tuteurs. En effet, les discussions dans la promotion font apparaître des conditions d’exercice très différentes d’un stagiaire à l’autre qui pourraient peut-être être harmonisées si le corps d’inspection, les formateurs, les CEA et les tuteurs se rencontraient plus régulièrement. Le bilan de fin de première année arrive un peu tard, les préconisations que le stagiaire doit suivre pour l’année suivante s’adressent parfois plus au CEA qu’au stagiaire et le repérage des insuffisances dans la formation in situ serait plus efficace s’il advenait plus tôt.

Quant à la formation en dehors de l’établissement, elle consiste en 70 jours environ répartis sur 2 ans ; ce qui est lourd, et pour le stagiaire et pour le CEA qui se retrouve seul des semaines entières dans son établissement. Une meilleure répartition sur l’année et sur la semaine serait à rechercher. La promotion suivante a « bénéficié » de journées de formation pendant les vacances, ce qui n’est pas une solution non plus... Retour ligne automatique
D’autre part, une partie de la formation est négociée avec le stagiaire lors du séminaire qui pour nous a eu lieu dans le Morvan en octobre 2002. Après un positionnement qui a pu être fait avec le tuteur et le CEA, les besoins de formation sont établis, stagiaire par stagiaire. Ceci est une bonne stratégie à mon sens dans la mesure où les stagiaires n’ont pas tous la même origine, la même expérience : enseignant ou CPE par exemple, faisant fonction ou non ...Retour ligne automatique
Mais de fait, les différents stages proposés sont assez peu diversifiés et au bout des 2 ans, on a à peu près tous participé aux mêmes.

Une place trop peu importante est laissée aux échanges entre collègues et à l’analyse des pratiques professionnelles. Une partie théorique de haut niveau est indispensable et nous a été apportée par les interventions des inspecteurs généraux par exemple, mais des études de cas plus terre à terre peuvent nous permettre de prendre du recul par rapport à nos propres pratiques professionnelles. Par ailleurs, il semble que les formations proposées dans les académies soient très différentes. Pourquoi ne peut-il y avoir une politique plus cohérente sur le territoire ?Retour ligne automatique
Un autre temps fort de la formation s’est déroulé en mai 2004 à l’ESEN, école des cadres de l’Education Nationale où sont formés à l’année les Inspecteurs du premier degré, les CASU. J’en attendais beaucoup dans la mesure où enfin des échanges inter catégoriels seraient possibles, il me semble intéressant en effet que des habitudes de travailler ensemble se développe dans les établissements scolaires et l’Education nationale en général et cela commence par une meilleure connaissance entre catégories, des échanges là encore. Or aucune séance de travail n’a été prévue dans ce sens. Le centre documentaire de l’ESEN est très riche mais en 5 jours, il est difficile d’y accéder profitablement et le site en ligne n’est accessible qu’au personnel en formation sur le site de l’ESEN dont nous ne faisons pas partie, peut être y a t’il moyen de modifier cet état de fait ?

Enfin, maintenant que ma titularisation a été prononcée, se pose la question de la formation continue et de la validation des acquis que pourrait constituer un Master dont la création a été annoncée lors de l’élaboration du nouveau protocole mais toujours retardée.

Le bilan de la formation que j’ai reçue me semble globalement satisfaisante même si quelques améliorations pourraient y être apportées, bien sûr cette approche m’est personnelle même si à l’occasion de discussions avec les autres stagiaires, j’ai pu vérifier que nous ressentions bien souvent les mêmes impressions.

En adhérant au mois d’avril au Snu.pden, j’ai trouvé un écho à mes attentes. J’ai le sentiment que nous souhaitons exercer notre métier dans le respect de tous, dans un souci de transparence et d’efficacité. La discussion est ouverte sur tous les sujets. Mes remarques sur mes 3 ans d’expérience, sur ma formation, sur mes demandes ne seront peut-être pas reprises par le syndicat mais l’important n’est pas là, ce qui me semble essentiel est de discuter, d’échanger et d’avancer ensemble.

Corinne WIART, principale adjointe en Seine et Marne

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Tél. : 06 36 95 35 94
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