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En visite le 8 décembre à Rouen, le Ministre de l’Education nationale prône l’innovation et évoque la restructuration nécessaire de la nouvelle académie

vendredi 15 décembre 2017

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Aux côtés de Denis Rolland, Recteur de la région académique et de madame Fabienne Buccio, préfète de Région, devant un amphithéâtre de cadres de l’Education nationale des académies de Caen et de Rouen, Jean-Michel Blanquer a décliné la feuille de route de la nouvelle académie : le projet « Normandie du futur ».

La priorité reste le premier degré : c’est une priorité nationale revendiquée par le Ministre qui veut favoriser l’accès à la lecture avec des dédoublements en cp et en ce1.

Dans le second degré, Jean-Michel Blanquer a insisté sur l’adaptation des établissements , en particulier dans les territoires ruraux. Il faudra tout à la fois « revitaliser » ces territoires, « valoriser le qualitatif » et « travailler sur l’attractivité des établissements ». Il a même évoqué des expérimentations possibles dans « des établissements de 110 élèves » en suggérant de déconstruire la notion de classe et favoriser les apprentissages tels qu’ils existent dans les écoles rurales, sur deux voire trois niveaux. En effet, selon le Ministre de l’Éducation nationale, les écoles rurales apportent une plus-value aux élèves, alors que cela ne semble pas être le cas dans la configuration actuelle des collèges ruraux. En outre, les internats présentent également « un potentiel considérable », qu’il va falloir mieux exploiter, en développant des projets innovants. Au final, même si le Ministre n’a pas fixé de seuil de fermeture, la situation des établissements sera étudiée au cas par cas. Le Recteur a deux années pour agir.

4 dossiers prioritaires pour les lycées

Pour les lycées, le Ministre a défendu quatre dossiers  :

  • le parcours sup
  • l’apprentissage
  • le baccalauréat 2021
  • la voie professionnelle

Le Ministre souhaite à la fois que la nouvelle région ait davantage d’apprentis et que les lycées professionnels soient aux avant-postes. Sur la question de l’autonomie, il a esquissé ce qui pourrait être l’avenir des lycées : davantage de recrutement d’enseignants sur des postes à profil, plus de partenariats extérieurs, d’internationalisation. Avec le projet « Normandie du futur », la région académique doit se rapprocher davantage de la collectivité territoriale, pour favoriser la « synergie des politiques publiques ». A ce titre, Jean-Michel Blanquer estime que l’Éducation nationale doit plus s’adapter aux demandes des entreprises, pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, quitte à déroger sur les calendriers établis ou sur les processus habituels de certification.
Selon le Ministre, la nouvelle organisation territoriale doit être aussi un levier pour mettre en place une nouvelle organisation administrative. A ce titre, une mission ministérielle a été nommée le 22 octobre dernier. Cette nouvelle organisation doit conduire, selon Jean-Michel Blanquer, à une simplification des structures, à une réflexion systémique qui doit conduire à une plus grande efficience. Ce travail de réflexion peut conduire à une nouvelle gouvernance de la gestion des ressources humaines, que Jean-Michel Blanquer souhaite « plus humaine », « plus proche du terrain », entre le Rectorat et l’EPLE.
Affichant clairement son volontarisme, sur fond d’autonomie, de pragmatisme et de liberté, Jean-Michel Blanquer souhaite faire de la nouvelle académie un dispositif pilote pour l’ensemble du territoire français. L’enjeu est important et chacun, dans l’amphithéâtre a compris que les réformes attendues dans les deux prochaines années seraient de taille.

Les positions du snUp.den-FSU face aux déclarations du Ministre de l’Éducation nationale

L’autonomie et l’innovation sont des concepts auxquels adhère le snU.pden-FSU. Néanmoins, leur déclinaison actuelle par Jean-Michel Blanquer nous inquiète à plus d’un titre. Le projet « Normandie du futur » constitue un terrain d’expérimentation, qui vise à dessiner une nouvelle architecture de l’école dans laquelle les établissements seront mis en concurrence. Si c’est de cela qu’il s’agit, c’est une politique à laquelle nous n’adhérons pas. Même si nous privilégions les initiatives de terrain, nous tenons à rappeler que nos actions doivent demeurer dans le cadre de l’Éducation nationale. La synergie des politiques publiques ne doit pas non plus aboutir à un primat de la collectivité sur les établissements scolaires.
Il est entendu que l’école doit s’adapter aux mouvements du monde et de la société. Pour autant, même si l’employabilité future de nos élèves doit être une de nos préoccupations, elle ne doit pas nous faire oublier les autres missions de l’école, qui visent à en faire des sujets épanouis et clairvoyants.
Enfin, les déclarations actuelles du Ministre, notamment sur la réforme du baccalauréat et les nouvelles procédures d’orientation des lycéens nous inquiètent : elles renforceront les inégalités sociales alors que nous réclamons une école plus juste, plus égalitaire, plus démocratique.

Le secrétariat académique,
Caen, le 13 décembre 2017

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