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Intervention CTM snU.pden-FSU / 16-10-2013 / bilan de l’IF2R 2012

dimanche 3 novembre 2013, par Garncarzyk

Le snU.pden-FSU, avec toute la FSU, est opposée à toute prime au mérite. Elle a voté contre l’instauration de l’IF2R en CTM. Le snU.pden a alerté des dangers et des inégalités inhérents à ce système. Force est de constater que nous avions raison d’être inquiets.
⁃ Il n’y a pas d’harmonisation entre les académies par exemple sur le traitement différencié des chefs et des adjoints, sur les coefficients appliqués selon les résultats obtenus.
⁃ Il n’y a aucune transparence dans certaines académies sur les barèmes appliqués, sur les critères d’évaluation.
⁃ Alors que le coefficient de l’indemnité ne devait pas être lié à la fonction (chef ou adjoint), de fait les adjoints n’ont pas les mêmes coefficients indemnitaires que les chefs dans une bonne partie des académies. Dans certaines, une part quelquefois importante des adjoints évaluables ne l’ont même pas été et donc n’ont rien touché.
⁃ La potentielle prime de 6000€ n’est qu’un miroir aux alouettes puisqu’aucun personnel ne l’a touché et seulement 4 chefs et 0 adjoint ont touché plus de 3000 €.
⁃ Pour les 5 personnels de direction qui n’ont pas eu de prime, à part supprimer leur prime, quel accompagnement est il prévu pour qu’ils s’améliorent ?

Nous demandions un bilan plus exhaustif sexué mais surtout par académie le nombre de personnes évaluables et celles finalement évalués.
Nous sommes un petit corps et la réponse à ces demandes ne devaient certainement pas être difficiles à donner. Nous pouvons déjà ici lire l’iniquité entre chefs et adjoints : Seulement 731 adjoints et 1634 chefs. Cette différence ne peut s’expliquer par le nombre de chefs plus importants que les adjoints. Aviez-vous peur de montrer que certaines académies n’ont évalué que très peu d’adjoints ? Y a-t-il des femmes parmi les plus « méritants » ? Si oui pourquoi cacher les chiffres alors que les statistiques sexuées sont obligatoires ?

Par ailleurs, les engagements du Ministère précédent au moment du vote n’ont pas été tenus. Des centaines de collègues ont été écartés de l’indemnité. Pourtant, le secrétaire général s’était engagé à trouver une solution pour tous les personnels qui n’arrivent pas au bout des 3 ans et se voient donc écartés de toute indemnité. Et ce parce que nous sommes les seuls à avoir une prime tous les 3 ans ; même les IG sont évaluables tous les ans. Est-il plus difficile d’évaluer un personnel de direction qu’un IG pour mesurer s’il a atteint ou non les objectifs qui lui ont été assignés ? Les personnels de direction qui partent à la retraite, celles et ceux qui partent vers une autre carrière, celles et ceux qui mutent en dehors des 3-6-9 ans n’auront-ils jamais droit à une indemnité ?
Un doute subsiste d’ailleurs sur qui est évaluable : l’année de stage compte-t-elle ? Si oui, merci à la DRH de le rappeler à tous les Rectorats. Si non, cela implique que tout adjoint qui mute au bout de 3 ans se voit écarter de l’indemnité, ce qui est profondément injuste.

Pour revenir au tableau donné :
Globalement les personnels de direction font leur travail. Il y aurait moins de mauvais chefs que d’adjoints, et plus de bons chefs que d’adjoints. AUCUN personnel de direction n’est jugé très méritant, pas plus chef qu’adjoint. L’analyse de ces chiffres laisse plus qu’un goût amer ! Plutôt du dégout au regard de notre investissement quotidien. Le snU.pden pense que notre profession mérite mieux que ce dispositif scandaleux.

Nous demandons à ce que cette indemnité liée aux résultats soit redistribuée annuellement à tous les personnels de direction. Il est urgent d’arrêter « cette usine à gaz » qui demande un temps énorme pour toutes et tous (Recteurs, DASEN, DAASEN, personnels de direction) pour finalement distribuer à plus de 80 % le coefficient 1 c’est à dire 2000 €.
Nous revendiquons le droit d’être évalués comme tous les autres personnels d’encadrement de la Fonction Publique annuellement.
Le choix, sous l’ancien gouvernement, avait été fait de reconnaître l’alourdissement de la charge de travail des personnels de direction ces dernières années en débloquant pour la part fonction et responsabilité 1,3 Million d’euros et pour la part Résultats 9 Millions d’euros. Ce bilan montre bien que seule une poignée de personnels de direction bénéficie de cette reconnaissance financière. A budget constant, nous attendons a minima cet acte politique de redistribuer autrement cette indemnité.

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snU.pden-FSU
Bourse du Travail
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93016 Bobigny Cedex
Tél. : 06 36 95 35 94
snupden@fsu.fr

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