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Intervention du Secrétaire Général au Congrès du SNES-FSU (Le Mans 6 avril 2005)

vendredi 27 mai 2005, par Webmestre SNUPDEN

CONGRES DU SNES LE MANS 6 AVRIL 2005

Chers camarades,

C’est avec joie que je me retrouve aujourd’hui, ici parmi vous, au congrès national du SNES pour vous apporter le salut fraternel du Syndicat National Unitaire des Personnels de Direction de la FSU Venant pour beaucoup d’entre nous du SNES, et d’autres syndicats de la FSU, nous avons fait le choix en Décembre 2001 de créer un véritable syndicat de personnels de direction refusant d’adhérer à un syndicat corporatiste ou à une amicale. Le syndicat majoritaire ayant fait le choix de l’isolement, nous avons inscrit dans nos statuts notre volonté d’entrer dans la FSU parce que nous pensions qu’il fallait que les personnels de direction y soient représentés et afin de rejoindre tous les syndicats qui représentent nos interlocuteurs au quotidien dans le service public d’éducation.

Parti de Bretagne, le SNUPDEN parce qu’il répond aux attentes de très nombreux collègues chefs d’établissement, s’est implanté dans la plupart des Académies et même outre-mer. Nous avons participé au printemps 2003 aux luttes contre la loi de décentralisation et la réforme des retraites. Le SNUPDEN a même été le premier à refuser d’appliquer « l’arrêt Omont ».

Devenu syndicat associé à la FSU en 2004, nous avons pris notre place au sein de la FSU que nous représentons aujourd’hui dans toutes les réunions académiques de chefs d’établissement. Notre syndicat s’est ainsi renforcé et personnels de l’Education Nationale comme les autres, nous continuons de prendre part aux grèves et aux manifestations contre la volonté gouvernementale de casse du service public d’éducation :

- Nous avons dénoncé les coupes sombres dans les budgetsRetour ligne automatique
2003,2004 et 2005 qui ont entraîné des milliers de suppressionsRetour ligne automatique
d’emplois ainsi que des fermetures de sections, dégradant laRetour ligne automatique
qualité du service public d’éducationRetour ligne manuel
- Nous nous sommes opposés à la loi de décentralisation et au transfert de nos collègues ATOS vers les collectivités territoriales parce que nous considérons qu’ils font partie de la communauté éducative et que nous refusons toute dépendance des établissements vis à vis des régions et des départements.Retour ligne manuel
- Nous avons dénoncé la mise en place de la Loi Organique sur les Lois de Finances et la stratégie de reformes de l’Etat, qui auront d’importantes conséquences sur la gestion des établissements par la contractualisation des moyens , ou bien en confiant au privé certains services rendus par les établissements et sur la gestion des personnels introduisant notamment de nouvelles formes d’évaluation et de rémunération au mérite.Retour ligne manuel
- Nous avons émis les plus vives réserves sur le rapport Thélot et participé aux manifestations et aux grèves contre la loi Fillon qui consacrent l’un et l’autre l’abandon d’une véritable ambition pour l’école. Il semble bien loin le plan Langevin-Wallon qui estimait en 1947 que « l’enseignement doit offrir à tous d’égales possibilités de développement, ouvrir à tous l’accès à la culture, se démocratiser moins par une sélection qui éloigne du peupleRetour ligne automatique
les plus doués que par une élévation du niveau culturel de la Nation ». Les objectifs émancipateurs de l’enseignement sont officiellement laissés pour compte.Retour ligne manuel
- Enfin nous ne voulons pas devenir des managers à la tête d’entreprises d’enseignement et d’apprentissage dans une Europe Libérale. Nous sommes aujourd’hui dans un débat de fond qui va au delà des réformes de structures , entre deux conceptions de notre métier , l’une basée sur le pouvoir d’un manager et l’exercice d’une autonomie source d’inégalités, l’autre sur la pédagogie et la gestion collégiale des établissements dans un service public traitant à égalité tous ses usagers.

Nous nous réjouissons de voir placé au centre de vos travaux le pilotage du système éducatif au moment où se mettent en place la loi de décentralisation et la loi organique relative aux lois de finances et nous serons très attentifs à vos propositions.

Bien sûr, en tant que personnels de direction, nous représentons l’Etat à la tête des établissements mais la loyauté vis à vis de notre hiérarchie n’est pas synonyme de soumission ou de servilité et notre autorité ne consiste pas à exiger la soumission des personnels. Il est évident que l’application de certaines dispositions de la loi Fillon dans les établissements risque d’entraîner de multiples conflits comme par exemple dans la mise en place des remplacements de courte durée, disposition indéfendable sur le plan pédagogique et inapplicable techniquement.Retour ligne automatique
Toutefois notre choix est clair : nous ne sommes pas des partisans de la cogestion et en tant que syndicat, nous défendrons les personnels, les statuts et l’Ecole.

Mais le chef d’établissement est aussi le président du conseil d’administration ( à ce sujet je voudrais vous faire remarquer que c’est sur ce seul point considéré comme un « casus belli » que le SNPDEN-UNSA qui s’est abstenu au CSE sur le projet de loi Fillon et qui vante les mérites de la contractualisation s’est opposé au ministre ! ) et en tant que président il est l’exécutif du CA dont les membres sont élus.

Nous avons toujours été opposés au protocole d’accord de 2000 sur les personnels de direction signé par le seul SNPDEN, qui élargissait le vivier de recrutement par la possibilité de plus en plus utilisée par le ministère de détacher à la tête des EPLE des personnels issus d’autres administrations . Nous sommes attachés au recrutement par concours nationaux comme pour tous les autres métiers de l’éducation dans le vivier des personnels d’enseignement et d’éducation parce que nous sommes profondément attachés au rôle pédagogique du chef d’établissement.

Nous ne souhaitions pas la mise en place d’autres structures que le CA ou la commission permanente et nous sommes très réservés sur la mise en place des futurs conseils pédagogiques dont les membres seront désignés et non élus et dont le champ de compétences est encore flou.

Il faut renforcer la démocratie dans le fonctionnement et le pilotage des établissements, en respectant statuts et missions de chacun, en redonnant aux élus, formés et disponibles, une véritable capacité d’intervention pour faire fonctionner et défendre ensemble le service public déducation.

Les liens qui se sont tissés entre nos deux organisations et notre présence dans la F.S.U aux côtés de tous les syndicats qui représentent la communauté éducative en sont le témoignage.

En vous remerciant de m’avoir invité à votre congrès national et pour conclure, je vous souhaite un travail fructueux et vous assure de notre engagement à vos côtés derrière un drapeau qui n’est pas en berne, lui, celui de la défense du service public d’éducation.

Contact

snU.pden-FSU
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93016 Bobigny Cedex
Tél. : 06 36 95 35 94
snupden@fsu.fr

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