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La confiance ne se décrète pas, elle se construit (Communiqué de rentrée)

jeudi 7 septembre 2017, par Garncarzyk

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Après une fin d’année bien difficile marquée par des annonces ministérielles décrédibilisant les efforts importants réalisés par tous les personnels, dont les personnels de direction, au cours de l’année scolaire 2016-2017 pour la mise en œuvre de la réforme du collège, cette rentrée de septembre 2017 est marquée par un sentiment d’incertitude, de perte de sens, voire de défiance.
L’annonce d’évaluations diagnotiques en sixième, en novembre, en cours de cycle ! Aucun sens.
Les déclarations sur le redoublement, les décisions prises sur les rythmes scolaires du premier degré, la suppression des emplois aidés créent un réel malaise en démontant sur le fond ce qui nous a été demandé de justifier et de mettre en œuvre pendant ces dernières années.

La remise en question des accords PPCR constitue une autre illustration de la rupture regrettable de la continuité de l’action publique.
Le Ministre Blanquer a pourtant déclaré que la confiance dans l’institution est indispensable, pour le bon fonctionnement de notre système. Celle-ci ne se décrète pas, elle se construit. La confiance tant des personnels envers leur hiérarchie que celle des usagers - élèves, étudiants et parents envers l’institution - a été écornée. La parole publique doit retrouver sa crédibilité, l’action publique sa continuité.

L’autonomie des établissements constituera un des enjeux des débats des prochaines semaines. Nous sommes profondément attachés aux valeurs portées depuis des décennies par le Service Public de l’Éducation Nationale. Elle ne doit pas servir à mettre en concurrence des personnels et des établissements. Les annonces sur les évolutions possibles des modalités d’affectation des enseignants participent à renforcer l’inquiétude sur ce que pourrait être un périmètre raisonnable de l’autonomie dans le cadre du Service Public.
L’État doit être le garant de l’égalité républicaine, de l’équité sur l’ensemble du territoire.

Les personnels de direction désorientés par l’action des pouvoirs publics

Sur un plan très pratique, nous avons vécu une fin d’année difficile : procédures d’affectation en lycée, logiciels déficients pour la gestion des examens, difficultés récurrentes dans l’organisation du baccalauréat.
Les personnels de direction sont tout particulièrement en attente de garantie sur la pertinence des mesures, méthodes et applications mises en œuvre pour garantir la bonne réalisation de l’ensemble de ces opérations à la fin de cette nouvelle année scolaire. L’amélioration de nos conditions de travail l’exige.

Concernant les opérations de gestion de notre corps, une profonde insatisfaction liée au manque de transparence et d’équité quant aux procédures usitées, a été ressentie par un grand nombre de collègues. Il est indispensable, dans ce domaine également, de renforcer la confiance que les collègues peuvent placer dans l’équité de ces opérations.

Cette rentrée est également caractérisée par un contexte politique d’annonce des ordonnances sur la Loi travail. Par les orientations qu’elles déterminent, elles ne seront pas sans conséquences sur la Fonction Publique dans les prochaines années.
Le gouvernement a également annoncé le 23 août dernier qu’il augmentait la CSG (Contribution Sociale Généralisée) de 1,7% à compter du 1er janvier 2018, ce qui la porte à 9,2% . En contrepartie, pour les salariés du privé, il envisage une baisse de la part salariale des cotisations sociales (maladie et chômage), en deux étapes en 2018. Baisse qui serait au total de 3,15%.
Les fonctionnaires, eux, seront soumis à la hausse de 1,7% sans baisse de leurs cotisations sociales. Il s’agit donc d’une baisse réelle du pouvoir d’achat en l’état actuel des choses.
Les retraités dont les pensions sont supérieures à 1200€ net par mois verront le taux de CSG passer de 6,6% à 8,3%, également sans contrepartie. Ils subiront donc une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat.
La CSG mise en œuvre par M. Rocard en 1991 est un impôt à taux fixe dont le produit est versé à la branche maladie de la sécurité sociale. Son rendement est supérieur à celui de l’impôt sur le revenu. Le choix fait par l’actuel Président de transférer les cotisations sociales vers la CSG risque à terme de voir notre système de protection sociale profondément remanié et la mainmise de l’Etat sur la Sécurité Sociale.

C’est dans ce contexte grave et difficile que nous avons réalisé cette rentrée 2017.

Le snU.pden-FSU agira :

• pour que les personnels de direction ne subissent pas une nouvelle perte de rémunération,
• pour la transparence et l’équité des opérations de gestion,
• pour une autonomie des établissements en accord avec les principes fondateurs du Service public et de la Fonction publique de carrière,
• pour la crédibilité de notre parole auprès des usagers.

C’est à ces conditions que pourra être retrouvée la confiance dont le Service public de l’Éducation Nationale a besoin.

Le Bureau National
Le 4 septembre 2017

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snU.pden-FSU
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Place de la Libération
93016 Bobigny Cedex
Tél. : 06 36 95 35 94
snupden@fsu.fr

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