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La réforme du collège : une nécessité oui, mais plus loin et autrement !

mardi 26 mai 2015, par Garncarzyk

Nous ne pouvons nous satisfaire de la reproduction sociale induite par le collège actuel et des nombreux élèves en situation de décrochage. La scolarité obligatoire doit permettre l’émancipation des élèves et ainsi atteindre son objectif de démocratisation du système éducatif.

Nous pouvons rejoindre quelques éléments d’analyse du diagnostic notamment :
-  Développer la mixité sociale dans les collèges par la définition de la carte scolaire qui permette d’atteindre cet objectif ;
-  Expliciter le fonctionnement du collège, le comment apprendre, les attentes disciplinaires ;
-  Créer des liens explicites entre les enseignements disciplinaires ;
-  Lier connaissances et acquisitions de compétences ;
-  Développer le travail collectif au sein des EPLE ;
-  Repenser l’évaluation dans ses différentes fonctions et la communication aux élèves et familles.

Par contre les modalités de la réforme proposée ne peuvent nous satisfaire. En effet quelles seraient de réelles avancées pour la démocratisation de notre système éducatif ? Le snU.pden suggère d’autres pistes.

-  Amener l’âge de la scolarité obligatoire à 18 ans, ce qui aurait pour effet premier d’ôter toute fonction sélective au collège.
-  Compléter la recherche de mixité sociale par la gestion des cartes scolaire, là où cela est possible, par une politique de l’éducation prioritaire plus volontariste attribuant les moyens indispensables dans les autres lieux ;
-  L’accueil dans l’Enseignement Public de TOUS les élèves avec son corolaire : suppression des financements publics attribués à l’enseignement privé ;
-  Une gratuité complète de l’enseignement obligatoire :
— Par une augmentation du nombre et des montants des bourses ainsi que des fonds sociaux délégués aux établissements ;
—  Par la gratuité de l’ensemble des activités en liaison avec l’école.
-  Une marge d’autonomie pour les établissements, et non pas l’autonomie des établissements ;
-  Un horaire élève moyen en augmentation. Tous les chercheurs et les praticiens de l’éducation reconnaissent que le premier facteur de progrès, notamment pour les élèves en difficulté est le temps d’exposition au savoir. De ce fait nous demandons :
— Un alignement de l’horaire élève moyen sur celui de l’élève actuel de section européenne ou avec option facultative : 128 heures pour les quatre années du collège selon la Ministre ;
—  Le maintien des grilles horaires nationales par discipline ;
—  Que les heures d’accompagnement personnalisé soient définies au delà des horaires disciplinaires.
-  En permettant l’accompagnement personnalisé des élèves et les travaux interdisciplinaires au sein de la classe :
—  Ce qui nécessite des moyens supplémentaires en enseignants ;
—  De donner du temps pour la concertation et le travail indispensable en équipe ;
—  D’établir des programmes disciplinaires qui facilitent l’approche interdisciplinaire d’un même thème, permettant alors l’explicitation des liens, le réinvestissement de connaissances et de compétences entre les disciplines, ce qui est indispensable notamment aux élèves éloignés de la culture scolaire.
-  En favorisant le travail en confiance entre enseignants :
—  De la nécessité de ne pas placer les disciplines en concurrence, donc en sortant les heures d’accompagnement personnalisé et les EPI des grilles horaires disciplinaires ;
—  De permettre la coordination des travaux collectifs en se gardant d’instaurer toute hiérarchie intermédiaire ;
—  Permettre des allègements de service pour les coordinateurs et non des primes (IMP) ;
—  Une formation initiale et continuée qui prenne fortement en compte ces problématiques.
-  En facilitant le travail des personnels de direction :
—  Pour se centrer sur la création des conditions de réussite des élèves ;
—  Pour établir un travail collectif coordonné dénué de tout soupçon de hiérarchisation intermédiaire ;
—  Dans un cadre national clairement établi sans ambiguïté ;
—  Qui ne place pas les personnels de direction en situation « tampon ».
Nos propositions ne mènent en aucun cas au statu quo, bien au contraire.
L’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale agit déjà au quotidien dans l’intérêt de la réussite de tous les élèves.
Le débat sur l’avenir de l’École doit dépasser les intérêts politiciens. Seule une réforme qui recueille l’assentiment des professionnels et des usagers de l’éducation peut être menée à bien.
Des moyens humains et financiers seront également nécessaires.

Atteindre les objectifs d’émancipation et de démocratisation du système éducatif est vital pour l’avenir de la société. Nos propositions y contribuent.

Le Bureau national
Paris, le 14 mai 2015

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Réforme du collège mai 2015
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