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La rentrée 2014 : premiers bilans et perspectives

dimanche 21 septembre 2014

La rentrée 2014, tout en étant dans la continuité de la précédente, est néanmoins marquée par les chantiers ouverts par le gouvernement, chantiers dont les enjeux sont centraux pour le devenir de l’Éducation Nationale.

Continuité dans la politique générale d’austérité. Même si l’Éducation Nationale reste relativement épargnée, les personnels sont directement touchés par le blocage du point d’indice, par des recrutements encore insuffisants de personnels, dans toutes les catégories. La faiblesse des rémunérations devient un frein à l’exercice des métiers de l’éducation.
Continuité également pour le régime indemnitaire qui maintient un système injuste pour les personnels de direction, en premier lieu les adjoints, porteur de valeurs contradictoires avec celles affirmées pour l’Éducation Nationale par l’ex Ministre Hamon : solidarité, coopération, égalité…

La rentrée 2014 est à l’image de la précédente. Manque de professeurs (cf. les déficits de recrutement aux concours) qui ne permet pas d’avoir partout une personne physique pour assurer les cours prévus, affectations tardives, affectations douloureuses de stagiaires et modalités de formations nettement insuffisantes… Les effectifs d’élèves par division restent bien souvent trop élevés pour assurer la réussite de tous, notamment pour les élèves les plus fragiles. La situation de l’enseignement professionnel avec, pour « optimiser les taux de remplissage », la fermeture de nombreuses sections, demeure également préoccupante et ce ne sont pas les dernières annonces sur l’apprentissage qui permettront d’envisager avec optimisme les orientations gouvernementales.

Continuité également et incertitude concernant le calendrier scolaire, puisque le calendrier 2015-2016 annonce une rentrée des enseignants le 28 août et des élèves le 31 de ce même mois ! Nous savons ce qu’il en a été pour la rentrée 2014. Pourquoi ne pas avoir réglé globalement cette question. Alors que nous devons établir les permanences, notamment pour l’organisation des services des agents techniques territoriaux, une décision anticipée nous aurait grandement facilité la tâche…

Mais cette année scolaire sera également celle, si les calendriers annoncés sont maintenus, des décisions. Après un vote rapide de la Loi d’orientation et de programmation, point mort. Cette année scolaire doit être marquée par la refonte du socle commun de connaissances, compétences et de culture et des programmes des années collège. Ces deux éléments sont centraux pour obtenir une réelle démocratisation de l’école obligatoire. La définition des finalités, objectifs et contenus enseignés tant disciplinaires que généraux de la scolarité obligatoire et de leurs modalités d’évaluation, est au cœur de notre système éducatif. Des avancées positives ont été obtenues sur les orientations générales de cette réforme et notamment dans la définition du socle commun.

Quid de l’évaluation de la réforme des lycées repoussés à plusieurs reprises.
Les travaux en cours, les consultations des personnels et des organisations syndicales, doivent permettre une rédaction finale des textes répondant à cette finalité Politique : démocratisation de l’Ecole de la République.

La réforme territoriale constituera un autre enjeu essentiel de cette année scolaire. Jusqu’où, et dans quelles conditions, la décentralisation du système éducatif peut-il s’accomplir tout en maintenant le cadre national afin que les termes d’Éducation Nationale et d’École de la République soient encore porteurs de sens. Les questions du devenir de la gestion des collèges (Région, Département, Intercommunalité…) et de l’enseignement professionnel soulignent les enjeux essentiels de cette réforme. Les difficultés de recrutement constatées au niveau national doivent également renforcer notre vigilance sur le maintien du cadre national des concours de recrutement des enseignants du second degré.

Les élections professionnelles à venir constitueront un moment essentiel pour définir les rapports de force syndicaux qui, nous l’avons constaté ces derniers mois, sont un des éléments importants pris en compte par notre Ministère pour acter ou non certaines décisions. Nous ne pouvons accepter que l’évolution actuelle de notre métier se poursuive dans la même direction : de plus en plus de charges et de contraintes en contrepartie de gains indemnitaires insignifiants, inéquitables et porteurs de modalités managériales dangereuses pour notre profession. Le choix qui vous sera offert du 27 novembre au 4 décembre 2014 sera celui-ci. Continuité ou changement de direction ?

Le Bureau national
Paris, le 16 septembre 2014

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Communiqué de rentrée - 1er septembre 2011
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